Armoire de style Ming à montants inclinés Yuanjiaogui
   
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Vue Générale
Détail 1
Détail 2
Détail 3
Détail 4
Détail 5
Détail 6
Détail 7
Détail 8
Détail 9
Détail 10
 
   

Les armoires chinoises à montants inclinés, parfois appelées armoires trapézoïdales, font partie des grands classiques de l'ébénisterie chinoise depuis plus de quatre siècles. Leur taille peut varier d'une soixantaine de centimètres pour les plus petits cabinets à près de trois mètres pour les garde-robes monumentales. Elles étaient le plus souvent fabriquées en paires et disposées côte à côte le long d'un mur ou face à face le long de murs opposés.

La plupart étaient laquées, mais pouvaient aussi être en bois précieux comme le Zitan ou le Huanghuali.

Cette très belle armoire ancienne doit son élégance à la simplicité extrême de ses lignes : pas de tiroirs sous les portes, pieds longs pour l'isoler du sol, tablier et pendants étroits.

Les quatre montants relativement peu inclinés ont un profil rond sur l'extérieur et carré sur la face intérieure. Ils supportent le plateau supérieur constitué d'un cadre épais assemblé à tenons apparents et mortaises, d'une traverse centrale, et de deux panneaux flottants soutenus par deux traverses en queue d'aronde.

Sur chaque côté, les montants sont reliés par deux traverses au profil extérieur arrondi. L'espace entre les montants, les traverses et le plateau supérieur est fermé par des panneaux flottants assemblés en retrait et renforcés à l'intérieur par chacun deux traverses en queue d'aronde.

Le dos voit également les montants reliés par deux traverses, mais cette fois-ci au profil rectangulaire. Au dessus et au dessous de la traverse centrale sont assemblées deux longues entretoises. Les espaces vides sont fermés par six panneaux flottants.

Les deux portes pivotent sur des tenons cylindriques et sont donc facilement démontables. Tout comme le corps de l'armoire, elles sont constituées d'un cadre au profil arrondi, assemblé en onglet à tenons et mortaises, dans lequel un magnifique panneau flottant est assemblé. Les deux panneaux flottants sont soutenus au dos par trois traverses en queue d'aronde.

L'intérieur est équipé d'une tablette supérieure et d'un ensemble comprenant une tablette et deux tiroirs. pour plus de commodité, une tringle en bois a été ajoutée pour une utilisation en penderie (après avoir enlevé la tablette).

Un montant démontable grâce à une mortaise ouverte à son pied sépare les deux portes et permet de poser des objets larges sur les tablettes intérieures.

Sous le fond de l'armoire, en façade et des deux côtés, un tablier étroit et deux pendants curvilignes rigidifient l'ensemble tout en accentuant l'impression de légèreté.

Les ferrures sont el laiton jaune, les tirettes ayant probablement été remplacées à une période assez récente.

La beauté de cette armoire tient essentiellement à la simplicité de ses lignes étonnement modernes, au contraste délicat entre les surfaces plates et l'arrondi des montants, à la très belle veinure du bois notamment au niveau des deux portes et à sa superbe patine.

 

Epoque: Ere Qing, début - milieu du XIXème siècle.

Matière: Jumu (orme).
Référence: AR02001
Provenance:

Province du Shanxi, centre de la Chine.

Dimensions:

Hauteur: 216cm; Largeur: 118cm; Profondeur: 56cm.

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