Bureau avec repose-pieds.
Bureau chinois
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Bureau chinois Vue Générale
Bureau chinois Détail 8
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Bureau chinois Détail 1
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Bureau chinois Détail 9

Cette table est un exemple du style classique du mobilier chinois dit « à angles droits ». Ce style connu au moins depuis l'époque de l'âge d'or du mobilier de l'époque Ming au XVIème siècle concerne avant tout les cabinets, garde-robe et coffres. Il se caractérise par son ossature de montants et traverses formant un parallélépipède. Cette construction très robuste exprime bien la pureté des lignes fort prisée sous la dynastie Ming, et dont les lettrés de la dynastie Qing étaient également friands. A l'origine, ce meuble était réservé à l'usage des femmes. Il s'agit en fait d'une coiffeuse, devant laquelle la maîtresse de maison ou la concubine se poudrait, se coiffait et se parait de ses bijoux. Elle posait dessus un coffret muni d'un miroir, un miroir à main et ses ustensiles de soin. Il se trouvait dans la chambre, généralement près du lit. On en voit parfois représentés sur des gravures anciennes. A l'usage, ce type de table était par la suite utilisé comme table d'écriture.

 

Cette table est constituée de deux parties assemblées l'une à l'autre par tenons et mortaises : le socle constituant un repose-pieds, et le bureau lui-même.

Le socle comprend quatre courts montants assemblés en onglet à tenons et mortaises à quatre épaisses traverses constituant un cadre. L'intérieur de ce cadre est entièrement garni d'un magnifique treillis de petites entretoises dont la face supérieure est bombée. Ce treillis forme un motif de « glace brisée », extrêmement apprécié des lettrés. Le bas des montants est taillé pour former de petits sabots bien prononcés.

La table comprend quatre longs montants verticaux dont le bas est également taillé pour former des sabots peu prononcés. Ces montants sont assemblés au cadre du plateau en onglet à épaulement, à tenons et mortaises. Cet assemblage très sophistiqué assure un excellent maintien de l'équerrage. Le plateau est constitué du cadre assemblé en onglet à tenons et mortaises et d'un panneau flottant soutenu par des traverses. Sous le plateau de chaque côté et au dos, des traverses assemblées en V inversé ont une fonction de renfort pour rigidifier la structure. Entre ces traverses et les montants sont assemblés des panneaux flottants. En façade la traverse longitudinale est interrompue. Deux montants intermédiaires assemblés en onglet aux montants et en V inversé au cadre, soutiennent une traverse rehaussée, dégageant ainsi un passage pour les genoux. Les trois espaces entre les traverses et les montants reçoivent des tiroirs. Enfin, tous les angles extérieurs sont munis de jolis petits pendants curvilignes, dont la fonction est au moins autant décorative que de renfort.

La belle teinte dorée est bien mise en valeur par le verni de Chine. Les ferrures en laiton ont été refaites à neuf lors de la restauration.

Bois: QiuMu (catalpa).
Epoque: Fin de la dynastie Qing, deuxième moitié du XIXème siècle.
Référence: BU04004
Provenance: Province du Zhejiang, est de la Chine.
Dimensions:

Longueur : 117 cm. Largeur : 60 cm. Hauteur : 88 cm.

Véra May antiquité chinoise copyright