Ces chaises basses sont caractérisées par la traverse supérieure du dossier en forme de joug (Yokeback). Celle-ci est élégamment incurvée vers le haut au centre, et s'évase pour former appuie-tête. Elle est soutenue par deux montants de section ronde, qui traversent le cadre de l'assise pour former les pieds arrières. La section basse de ces deux montants est plus grande et de forme plus anguleuse, de sorte que l'assise repose solidement sur leur partie formant les pieds. La partie centrale du dossier est constituée d'une planche large magnifiquement incurvée en forme de S. Elle est ornée d'un très beau motif de Ruyi (symbole porte-bonheur) sculpté, ajouré et surligné d'une fine moulure. Sous les angles formés par la traverse supérieure et les deux montants sont incérés deux jolis pendants curvilignes.
L'assise est constituée d'un cadre assemblé en onglet à tenons et mortaises, dans lequel s'insère un panneau flottant. La tranche du cadre de l'assise présente une épaisse moulure curviligne, soulignée par un joli petit jonc.
Sous l'assise, quatre tabliers curvilignes et quatre traverses relient les pieds pour en assurer la rigidité. Le tablier situé à l'avant se prolonge par deux pendants, le tout souligné par une élégante moulure. Un motif floral sculpté en bas relief au centre, ainsi que deux bourgeons (symboles de fécondité) viennent compléter son ornementation. La traverse de la face avant est plus large, faisant ainsi office de repose-pieds. Elle est soutenue par un petit tablier curviligne.
Ces deux chaises sont en excellent état de conservation. Le grain du bois est magnifique, particulièrement bien mis en relief par sa belle patine.
Ce genre de chaises étaient plutôt utilisées pour des femmes de rang moyen (courtisanes,..).
Elles s'intégreront parfaitement dans un appartement contemporain comme siège d'appoint autour d'une table basse de salon, ou dans une chambre. |