Le mobilier tibétain est très rustique dans sa construction, car il était généralement fabriqué dans les monastères, par les apprentis moines. L'utilisation de mobilier hors des monastères était en effet quasi inexistante du fait de la grande pauvreté de la province.
Leur usage se résume au rangement des objets et ustensiles religieux du monastère, tels que les cloches, brule-encens, rouleaux et livres. C'est la raison pour laquelle on trouve essentiellement des coffres, petits cabinets, ainsi que des bancs et tables comportant toujours un compartiment de rangement sous le plateau.
Ils sont décorés de motifs simples et parfois maladroits peints avec des couleurs vives.
Ce coffre était destiné à des utilisations diverses : meuble pour le rangement d'objets et ustensiles dans sa partie basse, table ou banc dans sa partie haute.
Sa construction rustique est constituée d'épais montants faisans office de pieds et de traverses basses et hautes assemblées à tenons et mortaises. Des panneaux pleins ferment les espaces entre les montants et les traverses. En façade, deux portes coulissantes pleines permettent l'accès à l'espace de rangement. Une importante usure de la traverse basse sous la porte de gauche indique que ce côté du coffre était le plus souvent utilisé. Le dessus est fait d'un plateau massif d'un seul tenant. Sous les traverses basses sont insérés des planchettes pour fermer l'espace jusqu'au sol. Celle du dos est manquante.
La spécificité du mobilier tibétain tient avant tout à se décoration peinte de motifs de couleurs vives. Ici, ce sont des lions, tigres et gazelles. Une partie des décors a été refaite lors de la restauration (notamment le dos et la partie basse de la façade.
|