Le fauteuil en fer à cheval est certainement le plus emblématique des fauteuils Ming.
Ses origines remontent aux accoudoirs utilisés sur les plates-formes, kang et lits de jour au premier millénaire, avant l’apparition des sièges en Chine.
L’utilisation du fauteuil était réservée aux hôtes de marque, les chaises étant destinées aux personnes de moindre rang et les tabourets à ceux de rang inférieur.
Mise à part l'assise constituée d'un cadre en onglet et d'une natte souple tissée, l'architecture de ce fauteuil repose sur la finesse de ses éléments, pour un résultat visuellement très allégé.
La robustesse est obtenue grâce aux assemblages très précis des montants, traverses, et tabliers.
Les pieds de section carrée sous l’assise (quoique arrondis sur la face avant) traversent le cadre de l’assise, puis prennent une section ronde au dessus, devenant les quatre supports principaux du dossier. Le fer à cheval est constitué de cinq parties assemblées à tenon et cheville. La palette dorsale en S comprend deux montant et deux traverses assemblées à tenon et mortaise, entre lesquels sont logés trois panneaux flottants. Le panneau du haut est sculpté et ajouré d’un motif de Ruyi bordé d’une fine moulure. Celui du milieu met simplement en valeur la veinure du bois. Celui du bas reprend un motif de Ruyi ajouré. Deux montants en S et fuselés complètent l'ensemble.
Sous l’assise, des tabliers curvilignes bordés d’une fine moulure et quatre traverses assurent la rigidité de l’ensemble. La traverse frontale fait office de repose-pieds. |