Les métiers ambulants étaient très répandus dans les villes et les campagnes de la Chine impériale. Les artisans s'installaient le long des rues ou allaient de village en village avec leur matériel de travail. Encore aujourd'hui on rencontre de nombreux ferblantiers, étameurs, réparateurs de bicyclettes ou coiffeurs officiant en plein air le long des rues.
Ces deux boites constituent l'outil de travail d'un coutelier ambulant. Elles sont fixées à quatre longs montants croisés en bambou, pour permettre de les transporter aisément à l'aide d'un balancier sur l'épaule. Le haut des montants est sculpté, et une poignée est fixée perpendiculairement au point d'articulation.
Chaque boite est dotée d'un couvercle donnant accès à un petit plateau de rangement amovible. L'une des boites comporte deux longs tiroirs pour le rangement des outils. En enlevant le tiroir inférieur, on a accès à un coffre de rangement situé au fond de la boite.
L'autre boite ne comprend qu'un seul tiroir. Au dessous, un mécanisme de soufflerie permet d'actionner une forge pour la fabrication ou la réparation de lames. Le soufflet est actionné à la main grâce à la poignée coulissant dans la face de la boite. Au dessous, une entrée d'air est obstruée par un petit claper en cuir épais. L'air est ensuite expulsé par l'orifice carré situé au bas de l'un des côtés de la boite.
Cette forge ambulante est encore en très bon état, et le soufflet fonctionne. Elle constitue un objet de décoration unique, témoin d'un métier à peu près disparu. |