Ce type de corbeille, fabriqué selon les mêmes méthodes que les seaux, était d'utilisation courante dans les campagnes chinoises jusqu'à une période assez récente.
Elle est fabriquée en vannerie à partir de longs sarments de bois repliés en courbes successives, et de fines cordelettes. La corbeille est relativement ventrue dans sa partie basse, et se resserre en un col assez long dans sa partie haute. A la gueule, une branche épaisse est tranchée dans toute sa longueur pour former une sangle, qui est courbée en cerceau pour maintenir l'ouverture. A l'extérieur, une seconde sangle prend en sandwich le haut des sarments pour renforcer l'ouverture. Une troisième sangle beaucoup plus étroite est placée au sommet des sarments entre les deux sangles principales pour cacher la section des sarments et renforcer le tout. Les sangles sont assemblées entre elles au moyen de sarments refendus et noués, et de gros clous en bois. Trois idéogrammes sont gravés dans le cerclage extérieur : Aide à la fluidité de tout événement.
Cette corbeille aux belles formes arrondies met en évidence le savoir-faire des chinois dans la confection d'objets usuels très simples : avec seulement deux matériaux naturels, le bois et la corde (d'origine végétale), ils réalisent un ustensile très solide et pratique, quasiment étanche tant les sarments sont serrés. C'est un beau témoin de la vie quotidienne dans les campagnes chinoises jusqu'au siècle dernier. |